Langue véhiculaire

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Une langue véhiculaire est une langue ou un dialecte, souvent plus simple qu'une langue maternelle, servant de moyen de communication entre populations de langues ou dialectes différents. Elle s’oppose aux langues vernaculaires parlées localement par les populations. Une langue liturgique joue parfois un tel rôle en tant que point commun linguistique de communautés multilingues reliées par une même religion.

Note : On emploie parfois les termes de koinè ou lingua franca (surtout en anglais ou par anglicisme) pour parler de langue véhiculaire, mais ces dernières sont des cas de langues véhiculaires historiques (il s'agit donc d'une métonymie).

Exemples de langues véhiculaires

Français

Le français a été la langue de la diplomatie en Europe depuis le XVIIe siècle jusqu’à son récent remplacement par l’anglais, et en conséquence, le français est encore une des langues de travail des institutions internationales (telles que le Comité international olympique, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation des Nations unies, le Bureau international du travail, l’Union postale universelle, la Fédération internationale d'escrime, l'Office européen des brevets, l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur), ainsi que comme langue de travail de facto, avec l’anglais, dans la Commission européenne).

On la trouve aussi dans des documents allant des passeports aux courriers postaux. Pendant de nombreuses années, jusqu’à l’accession de l’Autriche, de la Finlande et de la Suède en 1995, le français et l’allemand étaient les seules langues de travail de la Communauté économique européenne.[réf. nécessaire]

Le français était aussi la langue utilisée dans les cités cosmopolites éduquées de la moitié nord de l’Afrique comme Le Caire (Égypte) vers le tournant du siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le français est encore une lingua franca dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest (où il jouit souvent du statut officiel), une réminiscence de l’époque coloniale de la France et de la Belgique. Ces pays africains, avec plusieurs autres pays de par le monde sont membres de la francophonie.

Malais

Le malais est la langue d’échange parlée dans les ports de l’archipel indonésien et de la péninsule Malaise depuis au moins le XVe siècle, époque du rayonnement du sultanat de Malacca sur la péninsule Malaise. C’est sans doute Antonio Pigafetta (1491-1534), marin et chroniqueur de Magellan, qui a rédigé le premier dictionnaire de cette langue. Il est possible que le malais, originaire de Sumatra, ait été une langue d’échange entre cette île et celle de Java à l’époque de la puissance de la cité-État de Sriwijaya (aujourd’hui la ville de Palembang dans le sud de Sumatra), car on a retrouvé dans le centre de Java des inscriptions en malais remontant au VIIe siècle ap. J.-C. Le colonisateur hollandais utilisait le malais pour s’adresser aux locaux. La jeunesse nationaliste, réunie en congrès en 1928, baptisera solennellement le malais « indonésien » et langue nationale de la future République d’Indonésie.

Le malais est également la langue nationale du sultanat de Brunei et de la Malaisie, et une des langues officielles de la République de Singapour (pourtant beaucoup moins véhiculaire là que le mandarin et l’anglais).

Haoussa

Le haoussa est une des principales langues commerciales d’Afrique de l’Ouest. Il est parlé par environ 50 millions de personnes, principalement au Nigeria (20 millions de locuteurs), au Niger (5 millions) ainsi qu’au Ghana, au Cameroun, au Tchad et au Soudan. Il est aussi parlé dans de nombreuses grandes villes de commerce.

Le haoussa est une langue officielle au Nigeria et une langue nationale au Niger.

Swahili ou kiswahili

Le kiswahili est une langue vernaculaire bantoue, originaire du sud du Kenya, qui s’est ensuite métissée à d’autres langues africaines et à l’arabe. Elle joue de nos jours un rôle important comme langue véhiculaire dans toute l’Afrique subsaharienne. Le préfixe ki- signifie « langue » et swahili désigne la côte : le kiswahili est donc la « langue de la côte ».

Bibliographie

Articles connexes

Notes et références

  1. Cf. la correspondance de Hildebrand Veckinchusen éditée par Wilhelm Stieda : Hildebrand Veckinchusen. Briefwechsel eines deutschen Kaufmanns im 15. Jahrhundert, Leipzig (1921).
  2. (ru) Сколько людей говорят и будут говорить по-русски?


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